par la rédaction le 12 Mars 2026
(Bulletin info) – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la commune d’Agoè-Nyivé 1 a organisé, mercredi 11 mars 2026, une rencontre de sensibilisation et d’échanges autour du thème : « Droits, Justice, Action : pour toutes les femmes et les filles ». L’initiative a réuni autorités locales, femmes leaders et acteurs de la société civile dans le but de promouvoir l’égalité de genre et de renforcer la participation des femmes au développement local.
Au cours de cette rencontre, plusieurs communications et activités ont permis d’alimenter la réflexion sur les défis et les perspectives liés à l’autonomisation des femmes. Un sketch ainsi que deux communications thématiques ont notamment marqué les travaux. La conseillère municipale Boroze Iko a présenté une communication sur « le renforcement du leadership féminin pour un changement de paradigme : enjeux et perspectives pour la commune d’Agoè-Nyivé 1 », tandis qu’une autre intervention a porté sur la nécessité « d’inspirer l’inclusion et de briser les stéréotypes ».
Représentant le préfet d’Agoè-Nyivé, le conseiller Soguibabe Kombaté a salué les avancées enregistrées par le Togo en matière d’égalité et d’équité de genre. Il a évoqué plusieurs initiatives gouvernementales, notamment la politique nationale pour l’équité et l’égalité de genre, les stratégies de lutte contre les violences basées sur le genre ainsi que l’adoption d’un code pénal plus favorable à la protection des droits des femmes.
S’appuyant sur le rapport 2020 intitulé « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit » de la Banque mondiale, il a souligné que les femmes togolaises bénéficient aujourd’hui de plus de 84 % des droits reconnus aux hommes, un taux supérieur à la moyenne observée en Afrique subsaharienne.
De son côté, l’honorable Raymonde Kayi Lawson Boe-Allah a insisté sur l’importance de la sensibilisation afin que les femmes puissent mieux connaître leurs droits et les défendre. « Les lois existent déjà. Il faut maintenant les appliquer et encourager les femmes à agir pour les faire valoir », a-t-elle déclaré.
Dans son allocution d’ouverture, le maire de la commune d’Agoè-Nyivé 1, Aguze Akossiwa, a rappelé que la Journée internationale des droits des femmes constitue bien plus qu’une simple commémoration. Selon elle, il s’agit d’un moment privilégié de réflexion et d’engagement pour renforcer la participation des femmes dans les sphères de décision et dans le processus de développement.
Elle a indiqué que le thème retenu cette année appelle à passer des discours aux actions concrètes afin de bâtir une société où chaque femme et chaque jeune fille peut aspirer à réaliser ses ambitions sans subir de discrimination.
Le maire a également exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, pour les réformes engagées en faveur de l’inclusion et du leadership féminin. Elle a notamment rappelé que les femmes togolaises occupent aujourd’hui des positions stratégiques dans la gouvernance nationale, que ce soit au sein du gouvernement, du parlement, des collectivités locales ou dans les milieux diplomatiques et économiques.
Toutefois, malgré ces avancées notables, Aguze Akossiwa a reconnu que plusieurs défis demeurent. Elle a notamment évoqué la persistance de certains stéréotypes, les difficultés liées à la reconnaissance des compétences féminines ainsi que l’équilibre souvent délicat entre vie professionnelle et responsabilités familiales.
Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants. Elles portent notamment sur le renforcement des capacités des femmes à travers des formations continues en leadership et en gestion locale, la promotion d’un management participatif fondé sur la collaboration et l’intelligence émotionnelle, ainsi que le développement de mécanismes de soutien et de mentorat à travers des organisations telles que REFELA-Togo.
Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de favoriser une plus grande diversité au sein des instances de gouvernance locale, condition essentielle pour bâtir des collectivités territoriales plus inclusives et plus représentatives.
Au-delà de la célébration du 8 mars, cette rencontre a surtout permis de réaffirmer le rôle déterminant du leadership féminin dans la transformation des dynamiques sociales et dans la construction d’une société plus juste et équitable, où les opportunités ne seraient plus limitées par des stéréotypes liés au genre.

