Par Pacôme le 22 avril 2026
(Bulletin info) – À l’heure où les risques liés à la manipulation des substances chimiques suscitent une attention accrue à l’échelle mondiale, une initiative majeure se tient à Adéticopé du 22 au 24 avril 2026. L’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques du Togo (ANIAC-Togo) y conduit une session de formation spécialisée à l’intention du personnel de la société ECO BUSINESS, marquant ainsi une étape importante dans la consolidation des pratiques sécuritaires au sein des entreprises.

Cette formation, qui réunit une trentaine de cadres et d’employés, s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation et de conformité aux normes en vigueur. Structurée autour d’un programme alliant apports théoriques, exercices pratiques et échanges techniques, elle aborde des thématiques essentielles telles que l’identification des substances chimiques, l’analyse des risques, les protocoles de sécurité, les conditions de stockage, la gestion des stocks ainsi que les conduites à adopter en situation d’urgence.
Selon le Secrétaire permanent de l’ANIAC-Togo, le Dr Ninkabou Tchein, cette initiative fait suite à des préoccupations exprimées par ECO BUSINESS concernant la gestion sécurisée de ses produits chimiques.
L’entreprise a ainsi sollicité un accompagnement technique afin de renforcer les compétences de ses équipes. D’une durée totale de 72 heures, la formation couvre un large éventail de modules, allant des fondamentaux jusqu’aux mécanismes avancés de gestion des incidents.
Au-delà de cette session ponctuelle, l’ANIAC-Togo nourrit des ambitions plus larges. L’institution envisage notamment d’étendre ce type de formation à d’autres structures à travers le pays et de renforcer les dispositifs nationaux de surveillance.
Parmi les perspectives évoquées figurent l’implication accrue des autorités locales et la mise en place d’une cartographie des installations chimiques sur le territoire national.
Prenant la parole au nom de la direction générale d’ECO BUSINESS, Mlle Agouda Matanie Natacha a rappelé l’ampleur des enjeux liés à la prolifération des substances chimiques dangereuses. Elle a souligné que ces dernières constituent une menace sérieuse pour la sécurité internationale, la santé publique et la préservation de l’environnement. Face aux risques d’accidents industriels, de pollution ou encore de détournement à des fins malveillantes, elle a insisté sur la nécessité d’une vigilance constante, d’une formation continue et de l’adoption rigoureuse de bonnes pratiques.
Dans la même veine, le Premier Vice-Président de l’ANIAC-Togo, le Professeur Koriko Moursalou, a mis en exergue les principes fondamentaux d’une gestion responsable des produits chimiques. Il a détaillé cinq axes essentiels : l’identification et l’évaluation des risques, la mise en œuvre de mesures de contrôle adaptées, le respect des normes d’étiquetage et de stockage, la formation permanente du personnel, ainsi que l’élaboration et la mise à jour régulière de plans d’intervention d’urgence.

Au-delà de son caractère technique, cette initiative revêt une dimension stratégique majeure. Elle témoigne d’une volonté concertée de promouvoir une culture de sécurité durable, d’anticiper les risques industriels et de structurer efficacement la gestion des produits chimiques au Togo. Une démarche pionnière appelée à inspirer d’autres organisations, dans un contexte où la maîtrise des risques chimiques s’impose désormais comme une exigence incontournable pour la sécurité collective.

