Remue-ménage à l’UFC : Elliot Ohin et trois cadres exclus définitivement pour indiscipline et transhumance politique

Par Désiré KOSSI le 19 mai 2026

(Bulletin info) – L’Union des Forces de Changement (UFC) traverse une nouvelle zone de turbulences. Réuni en session extraordinaire le 18 mai 2026, le Bureau directeur du parti a décidé de frapper fort en prononçant l’exclusion définitive de quatre de ses membres influents, accusés de graves manquements à la discipline interne et de comportements contraires à la ligne politique de la formation.

 

Cette décision, qui provoque déjà de vives réactions dans les milieux politiques togolais, traduit la volonté de la direction du parti de reprendre fermement le contrôle de ses rangs dans un contexte marqué par des tensions internes persistantes et des accusations de transhumance politique.

 


Les personnalités concernées sont Esther Adigo, Bismarck Aboda, Fada Adzrakou ainsi que l’ancien ministre Elliot Ahlin Ohin. Désormais exclus de manière définitive de l’UFC, ils sont accusés d’avoir adopté des attitudes jugées incompatibles avec les principes et les orientations du parti.

Selon les explications fournies par la direction de l’UFC, les sanctions ont été prises après un examen approfondi des faits reprochés aux intéressés, conformément aux dispositions prévues par les statuts et le règlement intérieur de la formation politique. Le Bureau directeur estime notamment que les actes incriminés sont susceptibles de porter atteinte aux intérêts, à la cohésion et à l’unité du parti.


Dans un communiqué signé par le deuxième vice-président de l’UFC, Séna Alipui, la direction souligne que certaines fautes commises revêtent « une gravité exceptionnelle », justifiant ainsi l’exclusion définitive de leurs auteurs. Le document rappelle également que la discipline interne demeure un principe fondamental au sein du parti et qu’aucun comportement de nature à fragiliser l’organisation ne saurait être toléré.

D’après les précisions apportées par l’UFC, Esther Adigo, Bismarck Aboda et Fada Adzrakou sont sanctionnés pour des faits assimilés à de la transhumance politique. Quant à Elliot Ahlin Ohin, ancien cadre influent du parti et ex-ministre, il lui est reproché des « violations répétées des statuts et du règlement intérieur », des prises de position contraires à la ligne politique de l’UFC ainsi que des actes qualifiés d’indiscipline et de sabotage des activités du parti.

Cette vague d’exclusions met en lumière les profondes tensions qui agitent actuellement l’Union des Forces de Changement. Longtemps considérée comme l’une des principales forces de l’opposition togolaise, la formation politique fait aujourd’hui face à des défis internes majeurs liés à sa restructuration et à la préservation de son unité.

À travers cette décision radicale, la direction de l’UFC semble vouloir envoyer un signal clair à ses militants et responsables : aucune entorse aux règles du parti ne sera désormais tolérée. Ce remue-ménage interne pourrait toutefois raviver les débats sur l’avenir politique de la formation et sur sa capacité à maintenir sa cohésion dans un paysage politique togolais en constante évolution.

L’affaire continue de susciter commentaires et interrogations au sein de l’opinion publique, tandis que plusieurs observateurs attendent désormais les éventuelles réactions des personnalités exclues.

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