Par la rédaction le 12 juin 2026
(Bulletin info) – Kara accueille depuis le 11 juin un séminaire gouvernemental de haut niveau consacré à la définition des orientations stratégiques devant accompagner la finalisation de la feuille de route gouvernementale 2026-2031. Ouverte à Djamdè, dans la commune Kozah 4, cette rencontre est présidée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé.
Réunissant les membres du gouvernement, des experts ainsi que plusieurs partenaires internationaux, cette retraite stratégique vise à jeter les bases d’une transformation économique durable, avec pour ambition de doubler le niveau de vie moyen des populations togolaises et de ramener l’incidence de la pauvreté à moins de 15 % d’ici à 2040.
Les travaux portent notamment sur les diagnostics élaborés avec l’appui de la Banque mondiale, les contributions des différents départements ministériels et les expériences de pays ayant enregistré une croissance rapide, notamment le Vietnam, le Cambodge, l’Indonésie, l’Île Maurice, le Brésil et la Corée. Ces échanges ont pour objectif de renforcer la cohérence de l’action gouvernementale et de définir les mécanismes institutionnels et opérationnels susceptibles d’assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes à venir.

Dans son allocution d’ouverture, le Président du Conseil a invité les membres du gouvernement à procéder à une analyse lucide du parcours du pays, en mettant en évidence les avancées enregistrées, les contraintes persistantes ainsi que les principaux leviers susceptibles de favoriser une transformation économique soutenue.
« Les pays qui ont réussi leur transformation n’ont pas tout fait en même temps. Ils ont choisi, concentré leurs ressources et maintenu l’effort dans la durée », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a articulé son intervention autour de quatre axes majeurs. Le premier concerne l’élaboration d’un diagnostic partagé devant conduire à des choix stratégiques clairement assumés. Il s’agit notamment d’identifier les véritables moteurs de la croissance, les facteurs favorisant la création d’emplois productifs, les mécanismes d’attraction des investissements et les moyens de réduire les disparités territoriales.
Le deuxième axe met l’accent sur la nécessité de maintenir une ambition élevée tout en tenant compte des réalités liées à la mise en œuvre, notamment les perspectives de croissance, les conditions de financement et les capacités d’exécution de l’État.
Le troisième volet est consacré à l’adaptation aux mutations du contexte international, marqué par le durcissement des conditions d’accès aux financements extérieurs et les tensions géopolitiques. Face à ces défis, Faure Gnassingbé a préconisé une approche plus sélective dans les priorités d’action.
« Cela doit nous obliger à mieux choisir, mieux financer, mieux circonscrire et mieux exécuter », a-t-il souligné.

Le quatrième axe porte sur la nécessité d’une transformation structurelle intégrée reposant sur le développement des chaînes de valeur, l’industrialisation, la logistique, l’aménagement du territoire, la promotion de l’investissement privé et le renforcement du capital humain.
Le Président du Conseil a particulièrement insisté sur la complémentarité de ces différents piliers, soulignant que la modernisation du secteur agricole passe nécessairement par des infrastructures adaptées, la sécurisation du foncier, des mécanismes de financement appropriés ainsi que le renforcement des compétences.
Appelant à des échanges francs et orientés vers l’action, Faure Gnassingbé a exhorté les participants à dépasser le stade du diagnostic pour privilégier des choix stratégiques fondés sur une méthodologie rigoureuse, traduite en programmes concrets assortis de financements clairement identifiés, de responsabilités définies et de résultats tangibles au bénéfice des citoyens.
Les travaux de ce séminaire gouvernemental prennent fin ce vendredi 12 juin.

