Par Désiré KOSSI
(bulletin info) – La sécurité des élèves, la prévention des accidents de la circulation et la lutte contre les pratiques irrégulières au sein des forces de sécurité ont été au cœur d’un entretien accordé par le commissaire divisionnaire Dr Tassa Agba, chef de la Division de la sécurité routière (DSR), à nos confrères du GMAT Web Télévision.
Une vigilance renforcée autour des établissements scolaires
Avec l’opération « Rentrée scolaire sûre », les forces de sécurité maintiennent leur présence aux abords des établissements scolaires, particulièrement ceux situés à proximité des axes fortement fréquentés. Plusieurs centaines de policiers et de gendarmes participent à ce dispositif déployé sur l’ensemble du territoire.
Selon le responsable de la DSR, aucun accident impliquant des élèves aux entrées des établissements n’avait été enregistré depuis la rentrée, contrairement à l’année précédente où un cas avait été signalé.
Mais la sécurité scolaire ne se limite pas à la circulation. Le Dr Tassa Agba a également évoqué les risques liés aux stupéfiants, à l’alcool et à certains produits accessibles aux élèves, ainsi que l’utilisation non autorisée du téléphone dans les établissements. Il plaide pour une coopération étroite entre forces de sécurité, écoles, parents, collectivités et services de santé.

314 décès enregistrés sur les routes au premier semestre
Le bilan de la circulation routière demeure préoccupant. Au cours des six premiers mois de 2026, 314 personnes ont perdu la vie et 4 695 autres ont été blessées dans des accidents de la route.
Les deux-roues restent particulièrement concernés, puisqu’ils seraient impliqués dans plus de 60 % des accidents. Le facteur humain et la vitesse excessive figurent parmi les principales causes relevées par la DSR. Les périodes nocturnes, les week-ends et certaines soirées sont également considérées comme particulièrement à risque.
Depuis le 9 février, un dispositif de contrôle et de prévention est notamment déployé sur la RN1, le grand contournement de Lomé et la route de Kpalimé. Patrouilles, contrôles, sensibilisation et sanctions sont combinés pour renforcer la discipline sur ces axes.
Le chef de la DSR appelle également les transporteurs à mieux encadrer leurs conducteurs et à recourir davantage aux outils technologiques pour surveiller la vitesse des véhicules.
Le 1014, un recours contre le racket
La question du racket a également été abordée. Le commissaire divisionnaire rappelle qu’aucun citoyen ne doit effectuer un paiement irrégulier à un agent.
Pour dénoncer de tels abus, la population peut composer gratuitement le 1014, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les signalements peuvent être effectués sans révéler son identité, les services compétents étant ensuite chargés de vérifier les faits rapportés.
Lorsque les faits sont établis, des sanctions peuvent être prononcées et aller, dans les situations les plus graves, jusqu’à la radiation.
La DSR entend faire de la prévention et de la responsabilité partagée des leviers essentiels de la sécurité publique. Le respect du Code de la route, la maîtrise de la vitesse et la courtoisie entre usagers demeurent, selon son responsable, indispensables à la réduction durable des accidents.
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