Par Désiré KOSSI le 14 Mai 2026
(Bulletin info) – Représenté par le Président de l’Assemblée nationale, le Togo a pris une part active aux réflexions stratégiques du sommet Africa Forward 2026 tenu à Nairobi. Cette rencontre de haut niveau, consacrée à la transformation économique, énergétique et institutionnelle du continent, a réuni dirigeants africains, partenaires internationaux, investisseurs et organisations de jeunesse autour d’une ambition commune : bâtir une Afrique plus forte, plus intégrée et pleinement actrice de son destin.

Pendant deux jours, les 11 et 12 mai à Nairobi, capitale kényane, le sommet « Africa Forward 2026 » a servi de cadre à des échanges approfondis sur les grandes mutations en cours sur le continent africain et sur la redéfinition des partenariats avec les puissances internationales, notamment la France.

Le Togo y a été représenté par le Président de l’Assemblée nationale, Son Excellence Professeur Komi Selom Klassou, mandaté par le Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. Par cette présence de haut niveau, le Togo a réaffirmé son attachement à une coopération internationale fondée sur le respect mutuel, l’efficacité économique et la promotion d’un développement durable au service des peuples africains.

Coorganisé par le Président de la République du Kenya, William Ruto, et son homologue français, Emmanuel Macron, le sommet ambitionne d’instaurer une nouvelle dynamique de partenariat entre l’Afrique et la France. L’objectif affiché est de promouvoir une coopération plus équilibrée, orientée vers des investissements structurants et des projets concrets capables d’accompagner durablement la transformation du continent.
Au cœur des discussions figuraient plusieurs enjeux majeurs : la mobilisation des financements en faveur du développement africain, la réforme de l’architecture financière internationale, l’accélération de la transition énergétique, le renforcement des infrastructures de transport et de connectivité, ainsi que l’industrialisation verte.

Dans son intervention, le Président kényan William Ruto a plaidé pour une Afrique capable de libérer pleinement son potentiel grâce à des partenariats stratégiques solides et à un multilatéralisme rénové. Selon lui, le continent doit désormais convertir les engagements politiques en actions concrètes et en résultats tangibles au bénéfice des populations africaines.

Cette vision a trouvé un écho favorable auprès du Président français Emmanuel Macron, qui a appelé à une relation Afrique-France davantage fondée sur la lucidité, le respect, la responsabilité partagée et la recherche d’intérêts mutuels. Cette volonté s’est notamment traduite par l’annonce de 23 milliards d’euros d’investissements destinés à soutenir les projets de développement sur le continent africain.

Les travaux ont également été marqués par l’intervention du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, qui a insisté sur l’urgence d’une meilleure représentation de l’Afrique au sein des grandes instances internationales. Il a notamment dénoncé le déséquilibre persistant au Conseil de sécurité des Nations unies, rappelant qu’un continent de plus d’un milliard et demi d’habitants ne dispose toujours d’aucun siège permanent.

Au-delà des engagements financiers et des déclarations politiques, les participants ont surtout défendu une nouvelle conception des relations internationales avec l’Afrique : une coopération débarrassée des logiques d’assistance et reposant désormais sur des partenariats mutuellement avantageux, l’investissement productif et le partage de responsabilités.
À Nairobi, un message fort s’est imposé au terme des assises : l’Afrique ne souhaite plus être perçue comme le continent de demain, mais comme celui du présent. Un continent déterminé à innover, à conduire sa propre transformation et à construire, avec ses partenaires, un avenir fondé sur la souveraineté, la prospérité et la stabilité.

