Par la rédaction le 3 mai 2026
(Bulletin info) – À l’Université de Kara, la Faculté de Droit et des Sciences Politiques (FDSP), à travers son Laboratoire de droit et des sciences politiques (LaDROSPO), a procédé à l’ouverture de la deuxième édition de ses journées scientifiques, prévues sur deux jours. Cet événement d’envergure réunit enseignants-chercheurs, experts et étudiants autour des enjeux juridiques et sociétaux contemporains.
Placée sous le thème « La protection de l’enfant dans les États d’Afrique noire francophone à l’aune des standards juridiques internationaux », cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de réflexion approfondie sur la mise en œuvre effective des instruments juridiques relatifs aux droits de l’enfant, notamment la Convention internationale des droits de l’enfant et les dispositions du Code de l’enfant. Elle ambitionne également d’interroger les multiples risques auxquels les enfants demeurent exposés.L’objectif principal de ces assises est d’inciter chercheurs et praticiens à transformer les normes juridiques internationales en leviers d’actions concrètes, capables d’assurer une protection réelle et durable des enfants en Afrique noire francophone.
Le programme prévoit une cinquantaine de communications scientifiques ainsi que deux ateliers thématiques, destinés à dégager des pistes de réflexion en vue d’une protection inclusive et effective de l’enfant.
À l’ouverture des travaux, le doyen de la FDSP, Alemawo Komlan (MCA), a souligné l’importance des recommandations issues de ces journées, susceptibles d’éclairer les décideurs publics dans l’élaboration et le renforcement des politiques nationales en faveur de l’enfance. Il a exprimé le souhait que ces travaux contribuent significativement à l’idéal de protection de l’enfant, érigé en priorité conformément au premier principe du Président du Conseil, à savoir protéger.
Dans sa leçon inaugurale, le professeur Ayewouadan Akodah a relevé le décalage persistant entre les ambitions normatives et leur mise en œuvre concrète. Il a notamment déploré que de nombreux enfants soient encore détenus avec des adultes, soulignant ainsi les insuffisances du système. Selon lui, la protection de l’enfance exige une justice qui, au-delà de la sanction, s’inscrit dans une logique de reconstruction de l’individu, ce qui suppose un investissement politique accru dans les institutions.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le maire adjoint de la commune Kozah 1, Tata Batabo, qui a salué la portée de cette initiative, en cohérence avec la vision des autorités en matière de promotion des droits humains, et particulièrement des droits de l’enfant.L’organisation de cet événement a bénéficié du soutien de plusieurs acteurs, dont l’ONG CREUSET Togo et diverses bonnes volontés, témoignant ainsi de l’intérêt collectif pour la construction d’une société plus juste et équilibrée.
Par TEDIHOU Esso-Edokim Roland (réécrit)




