Par la rédaction le 12 juin 2026
(Bulletin info) – Après plus de quarante jours de mobilisation, la Bolivie s’enfonce dans une crise sociale et politique de plus en plus préoccupante. Les discussions entre le gouvernement du président Rodrigo Paz et les organisations contestataires demeurent dans l’impasse, tandis que les manifestations se poursuivent à travers le pays.

Ouvriers, paysans, transporteurs et enseignants maintiennent leur pression et réclament la démission du chef de l’État, élu en octobre 2025, qu’ils jugent incapable d’apporter une réponse efficace à la profonde crise économique que traverse le pays.
Près d’une centaine de barrages routiers paralysent plusieurs régions, notamment autour de La Paz, où les rassemblements se sont intensifiés avec l’arrivée de nouvelles délégations paysannes issues des Andes. Dans ce climat de forte tension, le gouvernement a fait état de treize décès attribués aux difficultés d’accès aux soins provoquées par les blocages, alors que les pénuries de médicaments et d’oxygène suscitent de vives inquiétudes.

Face à l’enlisement du conflit, le président Rodrigo Paz a promulgué la loi d’état d’exception et n’exclut désormais plus le recours à la force pour rétablir l’ordre, faisant craindre une nouvelle escalade dans ce pays sud-américain déjà fragilisé par une grave crise économique et sociale.

