par Désiré KOSSI le 9 janvier 2026
(Bulletin info) – Le président de la Fédération togolaise de football (FTF), le Colonel Guy Akpovy, se projette avec sérénité et détermination vers un avenir qu’il estime prometteur pour le football national. Convaincu que les bases d’un renouveau durable sont désormais posées, il assure que, dans les mois à venir, le Togo se dotera d’une équipe nationale solide, compétitive et capable de renouer avec les grandes échéances continentales.
La création officielle de la Ligue de Football Professionnelle du Togo (LFPT), actée ce jeudi 8 janvier 2026 à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue au siège de la FTF, constitue selon lui un tournant historique. Cette réforme structurelle majeure marque, à ses yeux, le point de départ d’une professionnalisation indispensable pour redonner au football togolais ses lettres de noblesse et offrir un cadre propice à l’éclosion de talents de haut niveau.
Une longue absence continentale assumée avec lucidité
Le président de la FTF n’élude pas la réalité des contre-performances enregistrées ces dernières années, notamment l’absence répétée des Éperviers du Togo à la Coupe d’Afrique des Nations depuis près de huit ans. Une situation qu’il analyse avec franchise et responsabilité, en pointant les faiblesses structurelles du système de formation.
« Aujourd’hui, les gens disent que nous ne sommes pas à la CAN. C’est vrai. Mais est-ce que nous avons les moyens de notre politique ? Est-ce que nous avons les joueurs ? On n’en a pas. Ils sont là, mais ils ne jouent pas dans de grands clubs », reconnaît-il sans détour.
Pour Guy Akpovy, le problème ne réside pas dans le manque de potentiel, mais dans l’insuffisance d’un encadrement professionnel capable de préparer les joueurs togolais aux exigences du très haut niveau.
La formation, socle du renouveau annoncé
Résolument engagé à transformer en profondeur le football togolais, le président de la FTF place la formation et le développement des académies au cœur de sa stratégie. Il plaide pour l’émergence de structures modernes et performantes, animées par des acteurs convaincus et dotées de moyens conséquents.
« Aujourd’hui, nous avons besoin des académies. Des gens qui veulent que ce football aille de l’avant. Mais il faut le faire avec les moyens », insiste-t-il.
Son ambition est claire : permettre au pays de produire régulièrement entre 10 et 20 talents par an, capables d’intégrer des clubs compétitifs et, à terme, de renforcer durablement l’équipe nationale.
« Nous devons faire en sorte que nos clubs deviennent très forts. Et sans moyens, vous ne pouvez pas y arriver. Aujourd’hui, le football évolue à grand pas. On n’a pas à faire un football avec des petits moyens », martèle-t-il avec conviction.
Une confiance affirmée dans l’avenir des Éperviers
Porté par la mise en place de la LFPT et par l’appui des plus hautes autorités du pays, Guy Akpovy se montre résolument optimiste quant à l’avenir des Éperviers. Il affirme, avec assurance, que les fruits de ces réformes ne tarderont pas à se faire sentir.
« Je sais que dans quelques mois, comme nous le souhaitons tous, nous allons avoir une équipe nationale solide. Et ça ne sera plus une équipe qui se qualifie en dents de scie, mais chaque échéance, je crois que le Togo va devenir un grand pays de football, comme nous l’avons été », projette-t-il.
Selon lui, le soutien institutionnel dont bénéficie désormais le football togolais constitue un atout majeur pour atteindre le haut niveau.
« Notre chance, c’est de voir cette ligue créée avec l’appui des plus hautes autorités du pays qui ont voulu que nous puissions avoir les moyens et atteindre le haut niveau », se félicite-t-il.
Avec la naissance de la Ligue de Football Professionnelle du Togo, le football national semble ainsi avoir franchi un cap décisif. Porté par une vision claire, une volonté affirmée et une confiance assumée, le président de la FTF entend donner un nouveau visage au sport roi et inscrire durablement le Togo parmi les nations qui comptent sur la scène footballistique africaine.

